POUR UNE VILLE SÛRE

ET TRANQUILLE

Vivre sans peur ni préjugés

Saint-Ouen est une ville où la convivialité et les solidarités sont fortes, où les voisines et les voisins s'entraident et se soutiennent, où les enfants et les jeunes se connaissent. Et pourtant, nos rues sont le cadre de trop nombreuses incivilités, de vols et de violences. Les violences domestiques, surtout à l’égard des femmes, sont beaucoup trop nombreuses. Nous nous souvenons encore toutes et tous des horribles crimes dont ont été victimes Nabila en 2018 et Audrey en 2019. Le trafic de stupéfiants s’est étendu dans nos quartier, prenant même le pas sur la tranquillité de quelques places et rues auparavant très fréquentées. Récemment, les cambriolages se sont même multipliés dans certains secteurs.

Saint-Ouen, aux ACTES citoyens ! propose un programme d’actions municipales garantissant efficacement la sécurité et la tranquillité de toutes et tous par le renforcement du lien social, la prévention et la prise en charge. Voici nos propositions pour une ville sûre et tranquille.

 

1.

Déclenchement d’un fonctionnement actif des conventions de Gestion Urbaine de proximité (GUP) dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville de Saint-Ouen. C’est à dire dans les quartier Cordon - La Motte-Taupin, Michelet, Debain, Vieux Saint-Ouen et Pasteur-Arago-Zola.

  • Qu'est-ce que le dispositif GUP ?
    “La loi d’août 2003 a encouragé le développement des conventions de GUP entre l’État, les collectivités locales et les bailleurs sociaux dans les zones urbaines sensibles (ZUS) de plus de 500 logements et les quartiers dans lesquels existe un projet de rénovation urbaine. Aujourd’hui, la GUP est devenue un thème incontournable. Elle est mise en avant comme une dimension à part entière de l’action de requalification, voire de transformation des quartiers d’habitat social. Ainsi, il est devenu obligatoire de signer une convention de GUP dans les six mois qui suivent la signature de la convention pluriannuelle de rénovation urbaine.”

2.

Recrutement d’agents de la ville pour assurer que le dispositif de vidéo-surveillance de la ville soit enfin efficace.

  • Les rues de Saint-Ouen sont équipées de caméras. Si nous ne sommes pas favorable à une systématisation de la vidéosurveillance, surtout avec reconnaissance faciale, ce dispositif a déjà permis de prévenir des cambriolages et mêmes des viols dans la ville.Aujourd’hui, les personnels vacataires en charge de la surveillance - en faction dans les postes de contrôle, devant les écrans - ne sont pas assez nombreux et leurs horaires sont trop importants pour qu’ils soient attentifs et efficaces. Nous proposons de les recruter comme agents de la ville grâce à des co-financements de la part de l’État.

3.

Création d’un plan municipal de prévention de la délinquance par :

  • le recrutement d’éducateurs de rue qualifiés ;

  • le financement d’interventions en milieu scolaire de sensibilisation au sujet des délits et des peines ;

  • le soutien à la parentalité dans le cadre du Contrat de ville avec l’État ;

  • la mise en place du dispositif Ville-Vie-Vacances (VVV) financé par la Région pour la création de séjours éducatifs pour jeunes avec les associations locales rémunérées par des chèques loisirs vacances.

 

4.

Remplacement des postes de vacataires de la police municipale par des postes fixes ouvrant droit à une formation continue.

 

5.

Nous réunirons des  habitants, des représentants de services de l’État, des services de la commune et de Plaine-Communes, des chefs de projets, des bailleurs sociaux, des représentants associatifs, et des représentant d’entreprises locales pour des diagnostic en marchant (ou marches exploratoires) et des ateliers permettant de soulever les problèmes (ordures, encombrant, stationnement, rodéos motos, trafic de drogue) et d’y trouver des solutions collectives.

6.

Nous interdirons l’affichage public publicitaire pour les produits alcoolisés sur le territoire de la commune.

 

  • Mise en place d’un plan de sensibilisation et de formation de l’ensemble des services municipaux sur la lutte contre la drogue et les conduites addictives (pour le public comme pour eux- mêmes) : service RH, services en lien avec le public, services en lien avec les familles, services jeunesse, services sociaux (ccas) mais aussi les services de propreté confrontés aux enjeux de salubrité (mégots, débris de bouteilles, cartouches de «gaz hilarant», seringues usagées, etc.).

  • Avec des financements de l’Agence régionale de la Santé (ARS) mise en place d’un plan d’éducation des jeunes et de sensibilisation des habitants composé de 2 axes :

    • La contribution à l’éducation à la santé et à la citoyenneté des plus jeunes en favorisant des actions sur les risques (alcool, tabac, drogues, écrans, etc.) sur les temps péri/extrascolaires ;

    • La sensibilisation des habitants, au travers de l’ensemble des services et politiques municipales. Nous ferons du sujet des addictions un élément de la politique famille et jeunesse et contriburons à orienter et accompagner,avec l’ARS nous aiderons à l’identification des structures et interlocuteurs spécialisés dans l’accueil et la prise en charge des consommateurs à risque, tels que les CSAPA et les CAARUD, les consultations jeunes consommateurs « CJC » pour diffuser l’information au sein des services municipaux en lien avec le public ; nous impliquerons le CCAS dans ces démarches.

Ces mesures s’inspirent des préconisations co-construites et écrites lors de la Rencontre francilienne de la gestion urbaine et sociale de proximité, le 3 avril 2019 à Montigny-lès-Cormeilles (95).

Nous en suivons les préconisations générales, à savoir
1/ Développer la mise en réseau et le travail en transversalité
2/ Agir dans l’espace public par la médiation, prévention”
3/ Mener des actions de sensibilisation et d’insertion”.

 

Elles sont consultables en ligne

Nous serons particulièrement attentives et attentifs à toutes les concertations et les formations métropolitaines sur ces questions pour la formation de nos élu.e.s et des agents.

ANNEXES

Positionnement de principe de Saint-Ouen, aux ACTES citoyens ! sur l’usage de cannabis en France

La vente du cannabis est au cœur du trafic qui envahit nos cités et en dégrade la propriété, la sécurité et la convivialité. Prenant en compte l’évolution de la consommation dans la population française, première consommatrice de cannabis d’Europe, nous soutenons que la politique de stricte prohibition actuelle du cannabis est un échec complet dont notre ville souffre particulièrement. Nos quartiers les plus populaires deviennent en effet des centres de distributions pour les consommateurs parisiens et métropolitains. Ils en sont ainsi d’autant plus stigmatisés et marginalisés. Il est grand temps qu’une politique de régulation et de prévention de l’usage du cannabis remplace la politique de prohibition et de stigmatisation actuelle.

 

Nous prendrons donc position vis à vis de l’État et des législateurs :

  • pour la légalisation du cannabis et la fin de la prohibition ;

  • pour la mise en place d’une filière chanvre ;
    pour ”l’octroi d’une série de licences suffisamment souple aux producteur(trice)s comme aux distributeurs, cannabiculteur(trice)s et revendeur(euse)s, à l’exception des réseaux criminels” (reprenant ici les propositions du Collectif d’information & de recherche cannabique-CIRC).

Pour informations sur le sujet

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